Oui. La prédisposition familiale à l’énurésie est incontestable. Si l’un des deux parents était énurétique dans l’enfance, l’enfant a 44% de risques d’en souffrir également. Le risque est de 77% si l’énurésie a concerné ses deux parents. L’énurésie est également 2 à 3 fois plus fréquente chez le garçon.

Non. Aucun examen n’est justifié si votre enfant n’a qu’une énurésie « isolée », c’est-à-dire qu’il n’a aucun trouble urinaire la journée (fuites urinaires, envies fréquentes…).

Non. L’énurésie concerne avant tout les enfants de 5 à 10 ans et peut persister au-delà puisqu’on la retrouve chez 3% des adolescents. Il est exceptionnel qu’elle persiste à l’âge adulte.

Oui et c’est incontestable, en France comme ailleurs dans le monde. L’énurésie concerne 2 à 3 fois plus les garçons.

Oui. Si c’était une maladie, on pourrait la considérer comme l’une des plus fréquentes chez l’enfant et tout au moins aussi fréquente que l’asthme chez l’enfant d’âge scolaire. Rappelons que l’énurésie est bien plus fréquente chez le garçon. . L’énurésie concerne 10% des enfants de 5 à 10 ans et 3% des adolescents de 12 à 15 ans soit 500 000 enfants en France*. On peut estimer que dans une classe de CM1, 2 à 3 enfants sont énurétiques. * Estimation en fonction des données INSEE de la population française et des résultats de l’enquête « Pipi au lit » (SOFRES 1997).

Non, il ne faut surtout pas en faire une maladie. L’énurésie est un simple retard d’acquisition de la propreté nocturne. Si votre enfant se remet à faire « pipi au lit » après une très longue période de propreté (> 6 mois), il faut tout de même se méfier que ce ne soit pas le signe d’une maladie débutante (infection urinaire, diabète, maladie rénale…). Il est fortement conseillé dans ce cas de consulter votre médecin traitant.

Jamais en première intention, l’avis du psychologue est conseillé si votre enfant vit très mal son énurésie au risque de s’isoler. Il peut se sentir très différent des autres pensant être le seul enfant de son âge à faire pipi au lit, se dévaloriser, manquer de confiance, voire se sentir coupable de « ne pas y arriver ». Consultez notre article « quand consulter un professionnel de santé ? »

Non. C’est une méthode qui s’épuise rapidement et « la récompense », c’est comme « la punition », l’enfant l’attribuera à une bêtise qu’il a ou n’a pas faite. Récompenser un enfant qui n’a pas mouillé son lit n’a pas de sens. Par contre, l’encourager à se prendre en charge et à suivre ses missions est essentiel. Il en sera fier et cela le fera grandir. La nuit sèche sera la cerise sur le gâteau.

Surtout pas. L’enfant n’est en rien responsable de mouiller son lit puisque l’énurésie survient lors du sommeil. Il ne le fait pas exprès et ce n’est pas une bêtise. Bien plus que de le culpabiliser pour une faute qu’il n’a pas commise, il faut au contraire le responsabiliser dans ses missions quotidiennes et l’encourager dans ses efforts même si les nuits restent mouillées.
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